VNF

Filières Céréales

Les principales caractéristiques du marché national

Taille, ouverture et tendance du marché

70 millions de tonnes par an. 45 % de la production part à l’export. Les perspectives d’exportation sont à la hausse pour le blé tendre et les orges, mais légèrement à la baisse pour le maïs. On constate une diminution des capacités de stockage (hors ferme) alors que la collecte progresse.
cereal
Gamme de produits
96 % de la production est composée de blé, maïs et orge.

Conditionnements

Il s’agit de vrac à 90 %. Tous les types de bateaux sont utilisés à condition que le fond soit parfaitement nettoyé. les produits sont faciles à manutentionner (redler, grue à grappins, suceuse à grain, aspirateur).

Contraintes de la chaîne logistique

Le segment routier est indispensable depuis les exploitations agricoles vers les sites de collecte et stockage. Les coûts de pré-post acheminement sont importants. La saisonnalité des flux est marquée, en raison des récoltes. Obligation de traçabilité.
Filière Céréales-1.2

Acteurs et chargeurs potentiels

Collecteurs, organismes stockeurs, industries de première transformation. Les coopératives agricoles sont un acteur-clé.

Part modale du fluvial :

12 %. Les céréales représentent 17% du trafic fluvial national.

Points forts du fluvial

La capacité de massification, les performances logistique et économique, la traçabilité et le maillage des voies fluviales, dense dans les régions d’expédition.

Les principales caractéristiques du marché sur le bassin du Rhin

Taille du marché

Pour 1,8 million de tonnes produites par an, les sites de transformation traitent au moins 2,1 millions de tonnes. Les flux totaux dans le bassin alsacien s’élèvent à 5 millions de tonnes.

Situation de la filière

Production régionale : environ 3/4 de maïs et 1/4 de blé. Les 2/3 de la production sont exportés sur le Rhin. 70 % de la production de maïs et 40 % de la production de blé sont exportés vers l’Allemagne et les Pays-Bas (ports maritimes).

Filière Céréales-1.3

Répartition modale

55 % fluvial, 39 % route et 5 % rail. Les céréales représentent 11 % du trafic fluvial . Les flux exports sont majoritaires depuis les silos portuaires alsaciens (Port autonome de Strasbourg, Huningue, Ottmarsheim) et allemands (Mannheim) vers les Pays-Bas. Il existe des flux imports vers la Suisse depuis les ports alsaciens et du Bade-Wurtemberg.

Points forts du mode fluvial

Coût, fréquence et fiabilité du service.

Freins au développement du mode fluvial

La disponibilité insuffisante du foncier et des installations entraîne un manque de capacité de stockage bord à voie d’eau en Nord Alsace. La disponibilité des services fluviaux est insuffisante, ainsi que la disponibilité et la capacité des barges lors des pics de flux. Le routier constitue alors un recours. Les périodes de basses eaux du Rhin sont également un handicap. La vente en FOB par les collecteurs génère un manque de maîtrise du choix logistique. Enfin, il existe des contraintes fortes quant à la mise aux normes des silos.

Enjeux et opportunités

L’avantage comparatif joue en faveur des aménagements côté français (silos vieillissants de Kehl et Vieux Brisach). La prépondérance du maïs à vocation industrielle offre des opportunités. Exploiter les potentialités des réseaux Freycinet (canaux).

Les perspectives de développement sur le bassin du Rhin

Potentiel du marché et du report modal

La croissance est estimée à 1,2 % par an : le marché passerait ainsi de 5 à 6 millions de tonnes à l’horizon 2025. La part potentielle du fluvial pourrait atteindre 58 %. Le secteur de l’amidonnerie connaît la croissance la plus forte. Aujourd’hui le potentiel de report modal serait localisé principalement sur Strasbourg, Lauterbourg et Ottmarsheim . D’autres sites potentiels de report modal sont identifiés à Eckwerseim et Dalhunden.

Facteurs de réussites

Deux facteurs principaux : les capacités de stockage bord à voie d’eau et les services portuaires adaptés (manutention, disponibilité du quai pour faire face aux pics de trafics et au besoin d’évacuation rapide des marchandises).

Leviers et actions

Dans cette filière, le recours au fluvial est naturel et le réseau des silos est propice au développement du fluvial à l’export grâce à l’importance des capacités de stockage sur le Rhin. Il faut donc améliorer encore l’offre portuaire pour les industriels (manutention). Il serait intéressant d’étudier une organisation mutualisée des trafics de transit en lien avec la filière granulats sur le canal de la Marne au Rhin.