VNF

Filière Bois

Les principales caractéristiques du marché national

Taille, ouverture et tendance du marché

62 millions de m3 provenant de l’exploitation des forêts françaises en 2010 dont 60 % de récolte commercialisée et 30 % de bois de feu autoconsommé. 17 % de récolte est commercialisée à l’export

Importations de bois d’œuvre à hauteur de 4,4 millions de m3 en 2012, dont 90 % se fait via les ports maritimes français et 10 % par les ports d’Anvers et Rotterdam.

La croissance d’exploitation sylvicole est estimée à +3 % par an en lien avec la progression du bois d’énergie, le développement des chaufferies collectives, la hausse de la demande extérieure (Europe du Nord) et l’augmentation du recyclage des déchets de bois dans d’autres industries.

Gamme de produits

Bois d’œuvre, bois d’industrie et bois de feu.

Filière Bois.1

Conditionnements

Vrac, conteneurs, fardeaux.. La manutention exige la présence de grues.

Contraintes de la chaîne logistique

Le mode routier est indispensable depuis les exploitations sylvicoles vers les sites de transformation. La rupture de charge est estimée dans une fourchette de 10 à 14 €/tonnes.

Acteurs potentiels

L’ONF, les industries de première transformation (scieries), les industries de deuxième transformation (usines de panneaux, usines de pâtes, chaufferies urbaines), les viticulteurs et la grande distribution.

Répartition modale

La route domine largement avec 94 % de part modale, 5 % au rail et 1 % au fluvial essentiellement sur la Saône et le Rhône. Principale explication de la faiblesse du fluvial : unités de sciage de taille moyenne et dispersées.

Points forts du fluvial

Le maillage fluvial est très dense et peut constituer une offre alternative à la route (grands massifs forestiers situés généralement à moins de 50 km des voies navigables). Autre argument : la fiabilité et la massivité du transport (unités de 250 tonnes à 2000 tonnes et plus) donc une optimisation possible des coûts. La possibilité de stock flottant pourrait intéresser aussi la profession. La demande des industriels pour le mode fluvial pourrait croître avec le développement des chaufferies urbaines (livraisons unitaires importantes sur grand gabarit ou réseau Freycinet).

Les principales caractéristiques du marché sur le bassin du Rhin

Taille du marché

La récolte annuelle en Alsace représente 1,6 million de m3. Les scieries alsaciennes consomment en moyenne 1,3 million de m3 et les unités papetières 500 000 m3 par an. Le trafic est réalisé très majoritairement par la route. Le trafic fluvial de bois représente 6,8 millions de tonnes en 2010 (54 % bois d’œuvre, 19 % bois d’industrie, 21 % bois de feu).

Répartition modale

96% route, 4% rail (avec une seule gare, à Schweighouse-sur-Moder, à l’ouest d’Haguenau) et une partie, sous forme de conteneurs, sur le fluvial. Les flux de bois représentent 20% du trafic conteneurs d’Ottmarsheim. Les sources d’approvisionnement sont internes, dans les massifs mosellans et vosgiens, et externe, dans la Forêt noire, la Saarland, le Pfälzerwald.

Points forts du fluvial

Un coût corrélé à la distance, un coût du pré-post acheminement compétitif, une bonne qualité de service (fréquence, fiabilité…) et la capacité de massification.

Freins au développement du mode fluvial

Le manque de capacité de stockage bord à voie d’eau pour les industriels du bois.

Enjeux

Anticiper l’ouverture des centrales biomasse, développer la coopération transfrontalière sur les approvisionnements en bois entre la Forêt Noire et le massif Vosgien, développer le report modal sur le Rhin et les canaux Freycinet.

Filière Bois.2

Les perspectives de développement sur le bassin du Rhin

Potentiel du marché et du report modal

La croissance est estimée  entre +2 %/an et +4,4 %/an entre 2010 et 2025. La part modale du fluvial pourrait passer de 0% en 2010 à 3% d’ici 2025 en exploitant mieux la densité du réseau navigable (Freycinet, Rhin) et grâce au développement de la ressource en biomasse, aujourd’hui sous-exploitée. Les quais bien placés sont le Port autonome de Strasbourg, Ottmarhseim, et Colmar-NB, le Canal de la Marne au Rhin (approvisionnement Freycinet bois). Les sites présentant des potentiels : Beinheim, Brumath, Dettwiller, Heming,.

Facteurs de réussites

Le coût par rapport à la route, la qualité de service (fiabilité, fréquence), l’aide possible de VNF dans le financement d’outil de manutention et d’aménagement de quais privés.

Leviers et actions

La capacité de massification du fluvial, le développement des projets Freycinet avec des transporteurs routiers pour le pré-acheminement et des opérateurs Freycinet, l’amélioration de l’offre portuaire pour les industriels (stockage, manutention), une table ronde avec les filières bois allemande et suisse pour évaluer le potentiel de report modal…